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Dispersion des cendres

Très répandue en Europe du Nord, la crémation se démocratise de plus en plus en France et on estime que 50 % des Français opteront pour l’incinération dans les dix prochaines années. Au vu de cette recrudescence, la loi de décembre 2008 a été adoptée afin de régir les délais de crémation, la destination et les conditions de dispersion des cendres qui sont, depuis 2008, considérées comme corps à part entière. Les urnes funéraires peuvent faire l’objet d’une inhumation classique dans un cavurne ou dans un monument funéraire classique. 

Cependant aujourd’hui, la dispersion se voit de plus en plus populaire. La législation funéraire concernant la dispersion des cendres est donc plus précise et réglementée, et les démarches se font conjointement avec les pompes funèbres et la mairie de la commune. La dispersion peut ensuite s’effectuer dans différents endroits en tenant compte des lois en vigueur.

Les démarches à effectuer avant la crémation 

Lors de la déclaration du décès, la famille choisit une entreprise de pompes funèbres disponible dans leur zone géographique. L’incinération doit ensuite avoir lieu entre les 24h et 6 jours ouvrés suivant la disparition. L’entreprise funéraire prend alors en charge les formalités après s’être rapprochée du maire de la commune qui délivre l’autorisation de la crémation sous présentation des volontés du défunt ou de la personne qui prend en charge l’organisation des funérailles. Le médecin constatant le décès doit également fournir un certificat prouvant qu’aucune contre-indication médico-légale ne se pose. Si le défunt était porteur d’un appareil à pile (pacemaker, défibrillateur, pompe physiologique…) le médecin ou thanatopracteur doit la retirer et attester de sa soustraction afin de procéder à la crémation. Les cendres sont alors récupérées et placées dans un sac funéraire qui sera à son tour disposé dans une urne. Celles-ci peuvent être déposées dans un columbarium ou une sépulture classique, avec une cérémonie d’obsèques plus conventionnelle au cimetière.

Certains défunts ou familles souhaitent cependant que les cendres soient dispersées. Différents lieux sont autorisés, quoique réglementés pour respecter l’intégrité des cendres du disparu. 

Les différentes dispersions de cendres

En fonction des dernières volontés du défunt ou des souhaits de la famille, différents lieux de dispersions sont autorisés et plus ou moins réglementés. L’urne funéraire contenant les cendres du défunt est apportée sur les lieux choisis et la dispersion peut avoir lieu en toute intimité, avec les proches ou en comité réduit.

Disperser des cendres dans le jardin du souvenir

La loi de décembre 2008 stipule que toutes les communes de plus de 2000 habitants doivent mettre à disposition des habitants un jardin de dispersion de cendres nommé “jardin du souvenir”. Il s’agit d’un espace collectif où les cendres sont dispersées si tel est le choix du défunt ou de sa famille. Il est délimité par des bordures, parfois entouré de fleurs et de verdure. Tous les jardins du souvenir sont également équipés de plaques commémoratives mentionnant les identités des défunts qui y reposent. 

Disperser des cendres en pleine nature 

Il est possible, sous certaines conditions, de disperser les cendres du défunt dans la nature. Cependant, la loi de 2008 encadre et limite cette pratique. Les espaces naturels dits non aménagés sont des lieux publics tels que des forêts, lieux de haute montagne, champs ou pleine mer. Le lieu de dispersion doit être accessible par tous, afin que les membres de la famille puissent venir se recueillir quand ils le souhaitent. Les chemins, routes et tous types de voies publiques ainsi que jardins privés sont exclus de cette règle. Afin d’obtenir une autorisation de dispersion, il faut se rapprocher de la mairie du lieu de naissance du défunt pour y effectuer une déclaration. Ainsi, la commune peut sauvegarder sur un registre spécifique toutes les informations liées à la dispersion du défunt et en garder la trace.

Il est également possible de demander à disperser les cendres dans des étendues privées accessibles au public. Or, compte tenu de la loi de décembre 2008 stipulant que les cendres sont similaires à un corps à part entière, il est obligatoire d’obtenir une dérogation préfectorale ainsi que l’autorisation du propriétaire des lieux. 

La dispersion des cendres dans les rivières ou fleuves est cependant interdite.

Disperser des cendres dans la mer

La dispersion est possible en pleine mer sous certaines conditions. Tout d’abord, il est interdit de disperser les cendres sur la plage ou directement sur la rive. Par contre, il est possible de répandre les cendres à la surface de l’eau depuis un bateau à au moins 300 mètres de la côte. Les proches souhaitant rester à terre peuvent assister à la scène. 

De la même manière que pour la dispersion terrestre, la mairie de la commune de naissance du disparu doit être informée. 

Dans le cas d’une immersion, il convient alors de choisir une urne biodégradable. Celle-ci devra être immergée à au moins 6 kilomètres du littoral afin d’éviter que les restes soient ramenés vers les rives par les marées. Les coordonnées GPS exactes sont alors communiquées aux proches afin d’avoir un lieu de recueillement précis.

Disperser des cendres depuis les airs

La seule législation en vigueur concernant la dispersion des cendres depuis les airs revient à respecter celle disant qu’il est interdit de disperser les cendres sur la voie publique. Il est donc requis de faire attention à l’arrivée des cendres au sol, que la dispersion se fasse donc loin des voiries publiques.